Le vin avec la cuisine asiatique — pour beaucoup, cela ressemble à une mission impossible. Thaï, japonais, chinois, indien, coréen : autant de cuisines totalement différentes avec des profils aromatiques complexes. Mais la vérité, c'est que c'est plus simple qu'on ne le pense, si l'on comprend une règle clé.
Cette règle clé ? Plus le plat est épicé, plus il faut de sucre résiduel dans le vin. Ce seul principe résout la majeure partie du casse-tête du vin asiatique. À cela s'ajoute : peu de tanins, une acidité élevée, et de préférence un taux d'alcool plus faible. Armé de ce savoir, vous pouvez affronter n'importe quelle cuisine asiatique.
La cuisine japonaise est subtile, raffinée et tourne autour de la saveur pure de l'ingrédient. Cela demande des vins tout aussi réservés — des vins qui ne dominent pas le poisson ou le plat mais le complètent avec élégance.
Le vin avec les sushis est l'un des accords les plus sous-estimés du monde du vin. La clé : les bulles. Le Champagne brut avec des sushis est une combinaison magique. La fine perlage nettoie le palais entre chaque bouchée, les notes minérales complètent le poisson salin, et l'acidité tranche à travers la texture riche du riz.
Autres excellentes options avec sushi et sashimi :
Avec les plats de nouilles japonaises chaudes, le spectre se déplace. Le ramen a un bouillon riche, débordant d'umami, qui demande plus de corps dans le vin. Un Pinot Noir léger (pensez à un niveau Bourgogne Villages) fonctionne étonnamment bien avec un ramen tonkotsu. Avec un ramen au miso, un Chenin Blanc légèrement élevé en fût convient -- la texture correspond à l'onctuosité du miso.
La cuisine thaïe est le champ de bataille ultime pour le vin avec le curry. C'est là que le principe du sucre résiduel s'exprime le plus fortement. La cuisine thaïe combine chaleur (piment), sucré (sucre de palme), acidité (citron vert), salé (sauce de poisson) et umami dans chaque plat. C'est beaucoup à gérer.
La plus grosse erreur que les gens commettent : ouvrir un vin rouge sec et tannique avec un curry thaï. Le tanin plus la capsaïcine (la substance qui rend les piments piquants) crée une sensation brûlante et désagréable qui s'amplifie mutuellement. Ne faites jamais cela.
Le conseil universel pour la cuisine thaïe : Gewurztraminer et Riesling demi-sec sont vos meilleurs amis. Ensemble, ils couvrent 90% de la cuisine thaïe.
La cuisine chinoise est si vaste que "vin avec la cuisine chinoise" n'est pas vraiment une recherche pertinente. La cuisine cantonaise est totalement différente de la cuisine du Sichuan, elle-même totalement différente de la cuisine de Shanghai. Mais il existe des schémas.
Pour le vin avec les plats au wok, le mode de cuisson est le mot-clé. Les plats au wok sont préparés à très haute température, ce qui donne une saveur fumée spécifique ("wok hei" ou "le souffle du wok"). Ce caractère fumé s'accorde étonnamment bien avec des vins légèrement fumés ou minéraux.
La cuisine indienne est peut-être la plus exigeante pour le vin, en raison de l'intensité et de la complexité des épices. Curcuma, cumin, coriandre, fenugrec, piment, garam masala — chaque plat est une explosion de saveurs.
Le sucre résiduel est absolument essentiel avec la cuisine indienne. Un vin sec est totalement dominé par les épices puissantes. Mais un vin avec une pointe de sucré peut tempérer la chaleur et faire briller les épices.
Encore un conseil important pour la cuisine indienne : choisissez des vins à faible teneur en alcool. L'alcool amplifie la sensation de brûlure de la capsaïcine. Les vins en dessous de 12,5% sont idéaux.
La cuisine coréenne tourne autour de la fermentation (kimchi, gochujang, doenjang), du grill (barbecue coréen) et des légumes frais. C'est une cuisine de contrastes : chaud et frais, fermenté et vif, riche et léger.
Après avoir parcouru cinq cuisines asiatiques, un schéma clair se dégage. Le principe universel du vin avec la cuisine asiatique est :
Cela signifie que les trois cépages à toujours avoir sous la main pour la cuisine asiatique sont : le Riesling (pour presque tout), le Gewurztraminer (pour l'indien et le thaï), et le Gamay (pour les grillades et la fermentation).
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Essayer SommelierX gratuitementLe Champagne brut est l'accord absolu par excellence avec les sushis. Les bulles nettoient le palais, la minéralité fait écho au poisson salin, et l'acidité tranche à travers le riz. Autres bonnes options : Gruner Veltliner, Muscadet ou Chablis.
Le tanin (la substance sèche et astringente du vin rouge) amplifie la sensation de brûlure de la capsaïcine dans les piments. Le résultat est une sensation désagréable et écrasante de chaleur. Pour les plats épicés, choisissez toujours un vin à faible tanin et de préférence avec un peu de sucre résiduel.
Pour la plupart des cuisines asiatiques, oui. Le Riesling demi-sec combine une acidité élevée (tranche à travers le gras et le lait de coco), un sucre résiduel (tempère le piquant), et un faible taux d'alcool (n'amplifie pas le piquant). C'est le vin d'accord le plus polyvalent qui existe pour la cuisine asiatique.
Cela dépend de la sauce. Avec la sauce aux huîtres : Gruner Veltliner. Avec la sauce aigre-douce : Riesling demi-sec. Avec la sauce soja : Pinot Noir. Avec les plats épicés du Sichuan : aussi du Riesling, mais un peu plus sucré (Spatlese).
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